E-Cris

Un jour, les mots sont sortis pour accompagner les oeuvres.

Aujourd’hui, les mots font partie intégrante du processus de création.

Parfois poèmes courts, souvent mots jetés, les écrits sont comme des cris nécessaires, ils existent et sont dits.

Je vous les présente classés par thématiques – celles-ci s’enrichiront au fil du temps.

Une partie de ces textes ont été écrits en relation avec des sculptures pour une exposition à la Société des Poètes Français « Petits mondes – Bulles de vie « .

Mini carnet – texte et poésie – voix Chrismali

L’ amour

Le temps, c’est de l’amour

Le temps, c’est de l’amour .
Un jour , tu le sais.
Le plus tôt, c’est le mieux.

Plus on le saura, meilleur le monde sera!

Si j’avais

Si j’avais 2 têtes, serais-je moins bête?
Si j’avais 2 cœurs, serais-je meilleur?

Si je connaissais le chemin vers des lendemains sans peurs,
JE serais Nous; TOI et Moi, Elle et Lui,
De tout âge,toutes conditions, tous pays.

Coeurs solidaires, unis,
Nous inventerions une nouvelle vie.

Où nous saurions que l’amour
Est le plus important toujours.

La vie est belle, le monde est fou

Le monde est fou presque partout. La vie est belle à qui sait la voir.
Egarés sur les chemins des avoirs, nous en avons perdu nos êtres.
Tic-tac la roue tourne. L’immuable s’effrite, l’inexorable s’accélère.
Les yeux bandés, pieds et poings liés, comme des moutons, comme un seul homme.
JE suis, TU es, NOUS sommes les parasites de la TERRE.
Avides de toujours plus, destructeurs, sur consommateurs pas partageurs,nous avançons vers un avenir incertain connu non reconnu.
Alors quoi, la vie est belle, le monde est fou!
Puisque rien ne change, vivons, aimons!
Faisons de la poésie une arme d’expression massive qui parle d’amours, d’équilibres et de valeurs de vie.
Que les mots se disent, se chantent, s’envolent, de voix à voix, de pays en pays, d’un continent à l’autre. Qu’ils résonnent partout et soient entendus par tous.
Allez, vivons AUTREMENT, aimons, sourions à la vie!
Nous sommes 7 milliards d’êtres concernés, ce n’est pas rien. Nous sommes ENORMES!
La vie est belle, pour qu’elle le reste soyons POETES !

Cage dorée

Sur mon tas d’argent, dans ma cage dorée,
j’appelle.
La solitude, le manque de sens sont devenus mon lot quotidien.
Il n’est de plus grande richesse que celle du cœur,
Si elle ne peut sortir, s’épandre et toucher les autres,
tout est vain.

Les bienheureux

Ils vivent l’instant,
Se réjouissent d’un rien,
S’émerveillent de tout.
Merci la vie !

Les voisins

Chers voisins,
Vous faites partie de ma vie.
Vous êtes là tout près.
C’est chouette quand on se voit.
On papote, on se sourit, on rit.
La bienveillance et l’entraide sont là.
J’ai cette chance, je le sais.
Chers voisins, je vous aime!

La vie

Vogue la vie

Va, vis, deviens

Va ton chemin,
évite les écueils,
saute les montagnes.

Vis à plein poumons,
embrasse la vie..

Deviens ambassadeur de l’univers,
cueilleur de rosée,
citoyen du monde.
Vogue ta vie, vers l’infini des possibles.

Viva

C’est viva pour la joie
La joie d’être là
Ensemble.

Parures scintillées
Energies débordantes
La fête est là.
Entrez dans la danse.

Le manège de la vie

La vie, comme un manège.
Ça vous emporte, vous chamboule,
très haut, très bas,
la tête à l’envers, les pieds sur terre.
Faut s’accrocher, ne pas tomber.
VIVRE!

La cité convoitée

La cité jolie
Trépidante, lumineuse
Cité de toutes les origines.

Convoitée, rêvée,
Ville de flux
D’arrivées et de départs
Vers d’autres vies.

La vie, quoi!

Mutants cohabitants,
un même univers,
à différents moments de l’espace temps.
Et si c’était vrai maintenant,
où seriez-vous?

La vie ou pas

Il y a des hauts
Il y a des bas
Il y a du chaud et du froid
Il y a des rires et des pleurs
Il y a la vie ou pas

Homme oiseau

Je vole, m’envole,
tourne, tombe et me redresse.
Prendre le vent à contre-vent.

Je suis trop lourd
de mes non-dits, mes inutiles.
Prendre le temps à contre-temps.

Le jeune homme bleu

Il a la fougue de la jeunesse,
l’enthousiasme de l’innocence.
Il va sautillant,
là où le porte son cœur.

Face au vent

Elle résiste de tout son être
Tient le cap
Attend l’accalmie.

L’élégant

Fier tête haute
Désinvolte il porte
Ses parures

La nature

Dans les bois

Dans les bois,
cachées, enchevêtrées
D’autres vies existent.

Au plus profond,
végétal, animal se confondent.
Symbiose du vivant et du mort,
la cohabitation règne.

Ephémères aux 4 vents

C’est l’été.
Il fait beau, il fait chaud,
Tout va bien.
J’ai les pieds au ciel, la tête en bas, finalement comme d’habitude.
La mer fait des surprises, elle passe du chaud au froid, du calme plat à la tempête.
La lune joue avec Mars, les méduses s’envolent.
Cabanes aux pieds dans l’eau, cabane aux 4 vents, le bois nous abrite.
Plastique et nature font bon ménage.
Les bouteilles deviennent fleurs, les bois trouvés formes humaines, le sable argileux sculptures.
Les tickets se baladent, jouent dans les dunes, surprennent bourdons et papillons.
Je laisse mes éphémères, j’emporte leurs souvenirs et la joie de les avoir faits.
C’est l’été.
Il fait beau, il fait chaud,
Tout va bien.

Homme mélangé – celui qui voit

Je suis un homme mélangé, fait de ce qui peuple le ciel, la terre et les océans,
Homme, oiseau, poisson, mes multiples origines sont mes racines et mes forces.
J’ai besoin d’air, de terre et d’eau, ces richesses essentielles qu’il me faut préserver.

Haut les coeurs

Haut les mains!
Hold-up!
Main basse sur le sable.

Le littoral se délite
Le sable part.
Restent bois, argile,cailloux, rebus.,
sous les mains de quelques uns,
ils deviennent personnages et histoires.

Haut les coeurs!

Dame nature

Tant à donner jusqu’à satiété
Tant à prendre
C’est pas assez

Oiseau de pierre

Il plane sur les terres désolées.
Il guette l’arrivée des bourgeons.
Dame lune fait les cens pas,
Noir et Blanc attend statique,
Coquillage se redresse et espère
Les prémices de la vie.

Voyage en automne

En avril, je suis partie en automne.
J’ai traversé les océans zappant l’été
pour un pays plein de contrastes et de couleurs.
Le noir équilibre le blanc sans grande mixité.
Le jaune et le vert composent des paysages somptueux.
Le bleu et le gris alternent jouant parfois des arcs-en-ciel
La terre est riche et ses animaux sauvages sont des trésors.
Son nom est Afrique du Sud.

Le blé

Le blé
En avoir ou pas ?
Originel ou transformé?
Pour tous ou quelques uns?
Enjeu de société.
Pâquerettes jouent dans les blés…

Meuh !

Herbivore métanière
Maltraitée empoisonnée
Empoisonneuse malgré toi

Pour ton herbe, on déforeste
On pollue terre et eau
Cette eau si rare et précieuse

Meuh, c’est simple
Moins, c’est mieux
Et mieux, c’est vital

Aqua, eau si précieuse

Aqua, source de vie, Toi qui est l’origine,
Toi qui nourrit tout le vivant,
Tu te raréfies.

Tu es captée, monnayée, polluée,
Consommée sans égard.

Notre planète bleue se transforme,
Se teinte de vert de gris.

Aqua, précieux trésor,
Il est grand temps de t’épargner,

Consommer moins et mieux,
Te rendre accessible à tous,
C’est choisir la VIE.

Fonte des glaciers

Eau, ciel, terre,
Quand tout se mélange
Je disparais.

Le temps qui file

L’homme qui marche sur le temps

Pressé, toujours pressé,
il marche sur le temps.
Il court sur sa vie, bousculant,
détruisant ce qu’il a eu tant de mal à faire.
Sans repères de vie, il presse le pas
Vers un futur qu’il n’imagine pas.

La porte du temps

Tic tac, le temps passe, inexorable,

Sur son passage, la vie chancelle,
l’humain se presse
la nature s’adapte,

Tic Tac le temps passe, inexorable,

L’argent ne se mange pas,
ne se respire pas.
Pourtant, il n’est de quête plus forte
que de le faire pousser!

Tic tac, le temps passe, inexorable.

L’attente

Seule dans sa bulle
Elle attend
Tic Tac le temps passe
Trop tard

Il attend

Il attend l’envie,
la nécessité de bouger,
de sortir de ce cocon douillet.

Il n’a que faire de travailler.
Pour qui, pourquoi .

Tic-tac le temps passe,
quelle heure est-il?

Homme du désert

Il y a des temps jadis
où sa condition faisait rêver.

Aujourd’hui,comme tout peuple nomade,
Il cherche sa place.
Il paie cher cette liberté d’antan.

La roue tourne.
TOUS nomades UN JOUR
NOUS serons.

Ouvrons les yeux et nos cœurs.
Partageons l’universel.

Le marchand du passé

Pour le plaisir des badauds
Il présente ses trésors
Conquêtes passées

Les petits riens

Hommes et femmes de petits riens

Vêtus de petits riens,
Tout leur va.
Quelle chance!
Ils s’adaptent, ils avancent.
Pas le choix !

Les déshérités

Pas de chance
ILS sont là serrés
sur leur ilôt sec.

Vivre pour survivre,
Oser demain,
Sans être sûr de rien,
Quand l’insupportable est là
Il faut partir.

La vie est mathématiques

Le rien est infini.
Le zéro n’existe pas.
1+1= 2 + des brouettes
La vie est mathématiques
Il y a tant de formules à découvrir
Notre savoir est précaire.
Vrai tant que son contraire ne l’est pas.

Impermanence des choses

Le vide est plein de riens.
Or le rien n’existe pas
et le plein est rempli de connus inconnus.

La vie est le vide et le plein.
Pleine de tout, elle est partout.
Elle le vide sans le D
Le D de désordre.

Tout est relativité, temporalité, évolution.

Les petits riens

Plein de petits riens
arrive à faire beaucoup
dans un sens ou dans l’autre.

S’émerveiller de petits riens,
une chance, une force à la portée de tous.

Laisser la magie agir,
plonger dans les petits riens.

Princesse pacotille

Vêtue de sa robe papier,
Elle aime la vie, les couleurs
L’odeur des dunes

Les zigotos

Tête de linotte,
tête de pioche,
drôle de bobine,
ce sont les zigotos
Pas vraiment moches,
ni vraiment beaux,
ils sont comme ça!
Et quand ils rient,
on les envie.

Je suis l’infiniment petit,
L’ éphémère passager

Art et création

Fatras

Dans ce fatras,
ce grand n’importe quoi,
Je m’émerveille encore.

C’est le pouvoir de l’Art,
Je puise ma force
dans les petits riens du quotidien, dans LA VIE tout autour.
Cela me nourrit et je crée.

Eveil du regard et des consciences,
Evasion et communion,
L’Art est multiple.
Présent en chacun de nous,
Il ne demande qu’à éclore.

Cultivons l’ art, soyons artistes!

Le ticket

Mais où est il?
Je l’ai vu, l’ai perdu.
Il a disparu
dans la machine,
dans ma poche,
dans le tableau là devant vous.

Avec un ticket, je pars,
je compose des histoires
qui parlent d’hommes et de nature.

Fleur de papier

D’un rien
Inventer des fleurs
Faire naître sourires et joie
Embellir la vie!

Unis – Désunis

A deux

Côte à côte
Face à face
Dos a dos
Ensemble, c’est mieux

Uni-vers

L’univers est mouvement, énergie.

Poussières d’univers,
nano particule d’un ensemble cosmique
nous sommes.

Interdépendants, tous connectés
aux vivants et à l’inerte, nous sommes.

Frère chat, cousine pétunia,
montagnes du Kilimandjaro,
nous sommes liés.
Nous sommes tous le soleil
de quelqu’un, de quelque chose.

Conscience, empathie, amour
3 grands mots,
étapes vers un devenir commun…

En troupe

Petits hommes,
En troupe, en cadence,
Ils obéissent à la baguette,
Au grand chef d’orchestre.

Ils vibrent à l’unisson.
Ils ne remarquent pas
Le petit homme qui s’en va
Et les salue bien bas.

Les 2 ilots

Chacuns sur son île
Semblables éloignés
Sans pont pour se retrouver

Bienvenue

Bienvenue à toi l’inconnu,
l’irrémédiable, l’irréparable.

Ce que l’on ne peut changer,
apprivoisons le,
accueillons le au mieux

Qu’il fasse partie de nos vie,
entre dans nos cœur.

Bienvenue à toi l’inconnu,
le tout-petit, l’immensément grand,
l’univers en mouvement.

Poussière d’étoile,
face à l’immensité des inconnus,
je suis ton invisible inconnue.

Mouvement – Equilibre

Comme un escargot

Il est des temps anciens,
Il est des temps nouveaux.
Le climat, les guerres, nous portent,
nous emportent vers l’ailleurs.
Comme un escargot, ma maison sur le dos, je pars,
Vers un lieu où je pourrais planter mon arbre.

Homme vide – homme plein

Homme vide, homme plein
Un jour vide, un jour plein
Souvent la roue tourne
Mais pas toujours

Lourd fardeau

Sur ses épaules trop de poids,
Il ploie sous son ballot de plumes.
Courbé, il avance
Incertain de sa route.

Délicat équilibre

En équilibre,
en couleurs,
pesant et léger à la fois,
tout en douceur,
je m’avance vers vous.

En scène

Ils dansent leur vie
En rythme et mouvement
Au gré des jours qui passent

Je voyage

Je voyage en rêves, en ticket, en lettres.

Je voyage en minuscules, en majuscules,
en pensées, en mots, en livres.

Je voyage en sons, en images, en musique.

Je voyage dans ma tête, dans mon corps.
Je voyage ici.

Je vais loin, je vais près.
Je vais chez vous.
Et parfois, je pars là bas.

Je m’envole

Je vole, m’envole, tourne, tombe et me redresse.
Prendre le vent à contre vent.
Je suis trop lourd de mes non-dits, mes inutiles.
Prendre le temps à contre-temps.

La grande volière

Il y a ceux qui sont tombés
ne sont jamais montés.

Il y a ceux qui ont osé.
Ils volent, virevoltent,
De branche en branche, de ciel à terre

Il y a ceux qui veulent repousser les limites
aller plus haut, plus loin,
au dessus des autres.

Ils se cognent à l’ invisible
aux parois de verre de la grande volière.

Point de vue

Si t’en as pas, ça ne va pas.
Trop décalé, c’est autre chose.
Central, c’est comme tout le monde.
Panorama, là tu survoles.
Focus, tu loupes un détail.
Faut choisir!