Des expositions encore et encore!

Que de choix! Quel vivier qu’est Paris et l’Art qui y est présenté.

Voici quelques expositions que j’ai aimées. Pour finir l’année dans l’art et la beauté!

Exposition Amazonia

L’exposition Amazonia c’est une immersion au sein de l’Amazonie d’aujourd’hui qui donne à entendre les voix autochtones de ses peuples. La richesse et la diversité des arts amazoniens sont révélées à travers un dialogue entre les collections du musée et les œuvres d’artistes autochtones contemporains à travers plus de 350 objets. Une place importante est accordée au patrimoine immatériel et aux arts éphémères : arts oraux (musique, chants, diversité linguistique, etc.), peintures corporelles, dessins et graphismes, savoirs traditionnels.

L’exposition présente notamment le mythe de création du monde des Iny Karaja, s’intéressant à l’origine aquatique de l’humanité ainsi qu’aux peuples du Rio Negro. Le parcours révèle aussi une certaine conception de l’être humain à travers les cérémonies de nomination, les rites de passage et les liens avec l’humanité (animaux, plantes, esprits, ennemies, revenants, phénomènes météorologiques). L’exposition met également en lumière leur manière d’habiter le présent, entre savoir écologique, expérimentation empirique et d’autres formes de connaissances, comme les rêves ou les visions.

Cette exposition permet de penser , repenser l’Amazonie, son territoire , ses hommes, ses valeurs; un parcours riche qui donne envie d’en savoir plus.

Jusqu’au 18 janvier

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Exposition Rick Owens

Le palais Galliera expose Rick Owens. Scénographié par l’artiste, cette exposition sculpturale « Temple of Love » se veut un hymne à l’amour .

C’est la première exposition à Paris dédiée à Rick Owens. Elle propose une traversée de l’œuvre de ce créateur de mode avant-gardiste, de ses débuts à Los Angeles à ses collections les plus récentes. Fasciné par le sacré, Rick Owens dévoile les références multiples de ses créations, de Joris-Karl Huysmans à l’art moderne et contemporain, en passant par les grands films hollywoodiens du début du XXe siècle.

Riche de plus de 100 silhouettes, la rétrospective est complétée par des archives personnelles du créateur, des vidéos et des installations inédites. Des œuvres de Gustave Moreau, Joseph Beuys et Steven Parrino permettent de revenir sur les sources d’inspiration du designer et de montrer son travail sous un nouveau jour. Le parcours évoque également l’importance de son épouse Michèle Lamy, dont la présence se retrouve tout au long de l’exposition, jusque dans la reconstitution de leur chambre à coucher californienne.

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Jusqu’au 18 janvier

Exposition Pekka Halonen

Le travail de Pekka Halonen (1865-1933) est « Un hymne à la Finlande « , L’exposition est sa première rétrospective en France avec plus de cent trente œuvres et aussi une reconstitution de son atelier dans la grande maison qu’il avait lui-même construite au bord du lac de Tuusula, au sud du pays. Surnommé le peintre de la neige, – il existe plus de 80 mots en finlandais pour signifier la neige, cette exposition invite à découvrir l’univers sensible de Pekka Halonen, l’un des peintres finlandais les plus emblématiques du tournant du XXᵉ siècle. À travers paysages enneigés, scènes intimistes et études de la nature, Halonen révèle une maîtrise unique de la lumière hivernale et une profonde harmonie avec son environnement. Ses œuvres, empreintes de calme et de spiritualité, offrent un regard rare sur la beauté silencieuse du Nord et sur la quête d’authenticité qui a guidé toute sa création.

Pekka Halonen s’est formé d’abord à l’École de dessin d’Helsinki, puis a poursuivi ses études à Paris où Il a rencontré Paul Gauguin dont le travail l’a influencé.

Dossier de presse

Jusqu’au 22 février au Petit-Palais

Fabienne Verdier à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine

C’est une très belle exposition que je vous recommande – Voir article dédié

Et pour information,

Egalement en ce moment et jusqu’au 21 janvier, le 72 em salon de Charenton où j’expose un triptyque des gravures originales à l’origine du livre d’artiste « Il s’appelait Signal ».

Drawing now 2024 – Visions chamaniques

Drawing now cuvée 2024

L’exposition Drawing Now pour cette nouvelle edition, la 17 ème, a été un grand succès avec plus de 20 000 visiteurs au Carreau du Temple et une sélection soigneusement choisie de plus de 70 galeries. Drawing now est la première foire d’art contemporain en Europe exclusivement consacrée au dessin, elle réunit une sélection de galeries internationales et offre aux visiteurs un panorame riche et diversifié du dessin artistique contemporain.

Voici un aperçu de ce qui a retenu mon attention – travail photo avec collages, dessins, peintures – dessins avec texte et brin d’humour -dessins composés de manière puzzle- la video de Inci Eviner- dessins avec collage et multi matériaux…

J’aime ce salon qui permet de découvrir les tendances actuelles, de nouvelles galeries, et de nombreux artistes . Cesalon me conforte dans mes axes et recherches – le mélange y est bien présent !

Visions chamaniques au Quai Branly

L’exposition “Visions chamaniques” au musée du Quai Branly propose une plongée dans les pratiques chamaniques à travers le monde, explorant les rituels, les objets sacrés et les croyances qui façonnent ces traditions ancestrales. À travers une sélection d’artefacts uniques, d’œuvres d’art et de documents visuels, les visiteurs sont invités à découvrir la richesse et la diversité des rituels chamaniques, ainsi que leur rôle dans la connexion entre les humains, la nature et le monde spirituel. Cette exposition offre un regard enrichissant sur le chamanisme et son influence sur les sociétés du passé et du présent.

Jusqu’au 26/05/2024

Musée du quai Branly

Fendre l’air- l’art du bambou japonais

Le Quai Branly présente  » Fendre l’air »

C’est un hommage à l’art méconnu de la vannerie japonaise en bambou. Elle  raconte l’histoire de la vannerie japonnaise au travers deux cents pièces réalisées en bambou; du paniers traditionnels destinés à l’ikebana  jusqu’aux sculptures contemporaines, œuvres d’artistes honorés comme des « Trésors nationaux vivants ».

La vannerie artisanale se développe aux VIII et IXe siècles, en lien étroit cérémonie du thé importée de Chine.

Au départ panier utilitaire ,l’objet en bambou devient progressivement objet d’art à partir de la fin du 19èm siècle.

Des artistes comme Iizuka Rōkansai, Tanabe Chikuunsai IV, Yonezawa Jiro, ou encore Morigami Jin ont fait du bambou un véritable médium artistique.

De nombreuses vidéo illustrent le savoir faire et la créativité des artisans, artistes vanniers.

« Subtil, puissant et aérien, l’art du bambou japonais étonne le visiteur par la grande diversité de sa production, le mélange des styles et la beauté du geste et du savoir-faire.  » –  Extrait Dossier de presse Quai Branly.

Jusqu’au 7 avril 2019

Forêts natales – Magnifique expo sur masques et gardiens de reliquaire d’Afrique équatoriale – Quai Branly

Le musée du Quai Branly nous offre une remarquable immersion dans l’art et les traditions des peuples d’Afrique équatoriale atlantique.

L’exposition nous démontre, au travers d’un parcours géographique dans cette zone de forêts chaudes  humides avec ces méandres  fluviaux, l’aspect traditionnel et cultuel des objets présentés; plus de 325 masques et figures de reliquaires tous différents provenant principalement de 4 peuples d’origine bantoue  sur des périodes allant du 17 ièm siècle au début du 20 ièm siècle.

Cette vaste région s’etend du Sud du Cameroun, à l’Est la République de Guinée équatoriale, à l’Ouest de la République du Congo et au sud la République gabonaise.

Cette région a connu de nombreux mouvements migratoires d’origines bantoue et possède une grande tradition sculpturale liée au culte des ancêtres et aux masques d’esprit.

L’exposition présente les principaux styles et la production artistique des nombreux groupes .  Elle révèle la créativité et l’originalité exceptionnelle des arts de chacun des peuples de la forêt équatoriale atlantique.

Les Fang  et les Kwele, peuples du Nord de l’Afrique,

Les Fang

Ils sont reconnaissables avec leurs statues, gardiens de reliquaires représentant l’ancêtre qui protége leur bien si précieux,  les ossements, les reliques familiales contenus dans des boîtes d’écorces cousues.

Les statues Fang ont une tête bien ronde, un ventre gonflé, des grands yeux ouverts, des bras et jambes fléchies, elles ressemblent a des enfants avec des muscles et chevelure d’adulte

Le corps de la statue de bois initialement blanc a été plongé dans un bain de vase et de plantes, teinture végétale lui donnant sa couleur presque noire. Le bois était enduit avec un mélange contenant de l’huile lors des cérémonies. C’est pourquoi, il donne l’impression de transpirer sous l’effet de la chaleur.

Fang – Forêts natales

Fang – Forêts natales

Fang – Forêts natales

Fang – Forets natales

Fang – Forêts natales

Fang – Forêts natales

Fang – Forets natales

Les Kwele

Au Nord, leurs masques anthropozoomorphes représentent les forces magiques des  ancêtres et esprits qui symbolisent également les animaux de la chasse ; gorille, éléphant, gazelle.

Kwele

Les Kota, peuple de l’Est

Le culte des ançêtres ressemble à celui des Fang mais les gardiens de reliquaires ont une apparence particulière, une forme graphique, une apparence stylisée,  pour la grande majorité. Les statues sont recouvertes en partie ou totalement par des lamelles de cuivre et laiton Les statues veillaient sur les ossements des ancêtres.

Il est impressionnant de voir les variations de styles des  150 reliquaires quotas présentés.

Kota

Kota

Les Aduma et Galwa, Nzebi peuples du Centre

Les masques sont très différents; grands, colorés, accompagnés de fibres végétales parfois.

Ils étaient destinés à être portés lors de cérémonies rythmant la vie du village.

Ils se caractérisent par un jeu d’aplats de couleurs ocre, blanc et noir opposés.

Aduma Galwa

Aduma Galwa

Les Punu, peuples du Sud

Les Punu ont des masques très facilement identifiables.

Ils sont recouverts de kaolin( terre blanche, couleur de la mort).

Le visage présente des formes géométriques,  scarifications  représentant leur village d’origine  , les cheveux ont de belles coiffures bien dessinées, les yeux sont étirés voir bridés – ce qui a donné à penser longtemps à une influence japonaise.

Ils sculptent des masques qui évoquent la première femme Mukaukila.

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