Kiefer exposition Whalhalla à la White Cube de Londres

Kiefer – exposition Whalhalla à la White Cube de Londres -Bermondsay

 

La White Cube – Bermondsay de Londres est une galerie privée très grande et dont l’espace se façonne au gré des expositions et artistes. Elle accueille aujourd’hui  Kiefer et son exposition Whalhalla.

C’est à la White Cube que j’ai eu , il y a maintenant 4 ans, le choc Kiefer.

Des oeuvres impressionnantes, qui ont du sens, qui vous interpellent;  un travail de la matière, lumière et mémoire incluant sculptures, installations, peintures dans un cadre de déambulation.

La galerie est à la dimension des œuvres exposées!

L’artiste présente ces récents travaux .

L’exposition se nomme «Walhalla» en référence à la légendaire vie après la mort des héros tués dans la bataille. Tout le travail de Kiefer est marque par la guerre, la mort, la destruction, l’inexorable…

Je vous livre ci-après des extraits de l’article de Time out.

 » …La marque de Kiefer est partout: recouvrir les murs, former des rouleaux sur lesquels les photographies sont imprimées, éclaboussées par d’énormes gouttes éruptives sur des toiles géantes de paysages ruinés. Le spectacle est appelé «Walhalla», la légendaire vie après la mort des héros tués dans la bataille. …

Tout d’abord, un couloir faiblement éclairé de lits d’hôpital. C’est horrible: gris et mort. Il parle de l’Holocauste. Des hôpitaux de campagne et du désespoir. D’abandon et de fuite. Une mitrailleuse sort du lit comme une jambe squelettique. Dans une autre pièce, un lit est écrasé sous un énorme bloc de plomb, tandis que les ailes de plomb tombent de chaque côté. Un autre lit a les tiges de tournesols de plomb piquant hors de lui. Une feuille de plomb se renfonce avec de l’eau. Les noms lyriques de la mythologie: Siegfried, Brünhilde, Lorelei. Ces chambres claustrophobes et empoisonnées sont la réalité du Walhalla. Un escalier en colimaçon de 30 pieds de haut est festonné de robes trempées dans de la cire et de la peinture: les peaux des Valkyries modernes: des femmes qui remercient de se mêler dans une guerre «héroïque» de partager le destin des combattants…

Une installation «archive» fait allusion à des projets interminables et non réalisés: des photos, des papiers carbonisés, des graines non salissantes provenant d’un coffre-fort. Une presse d’impression se corrode. Les étagères s’effondrent sous les boîtes: c’est un génocide d’idées. …Dans les galeries Sud aérées, … ce sont de vastes peintures de tours branlantes, de plomb fondu… Dans le même espace sont vitrines de bicyclettes brisées, des lits d’hôpital plus empilés, l’enclume de Thor.  »

Voir article du Huffingtonpost

Voir article de Timeout

C’est jusqu’au 12 février!!!! A ne pas rater…pour ceux qui peuvent!

144-152 Bermondsey St, London SE1 3TQ, Royaume-Uni

Voir site White Cube

Ici, les liens pour retrouver les récentes expo Kiefer  Beaubourg et à la Bibliothèque Nationale de France 

Bonne visite!

Kiefer-(10)

Kiefer-(8) Kiefer-(7) Kiefer Whalhalla à la White CubeKiefer-(13) Kiefer-(15) Kiefer-(17) Kiefer-(29) Kiefer-(31) Kiefer-(32) Kiefer-(51)-détail Kiefer-2-extrait Kiefer-3 Kiefer-37-(2) Kiefer-escalier

Kiefer-(50)

Portes ouvertes Atelier des Beaux Arts de Paris – vendredi 17 juin et samedi 18 juin

 Les Ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris ouvrent leurs portes les 17 et 18 juin 2016.
Expositions, événements et informations pour les inscriptions 2016-2017 vous attendent!

Aux ateliers Beaux-Arts du site  Glacière, je présente un livre « Re-vue » – Chine-Berlin ainsi que 2 déclinaisons. L’endroit est vaste et couvre la taille directe, le dessin la peinture, le sculpture, la photo , vidéo ainsi que le travail des prépa Beaux-arts ….

Vendredi 15h-21h – samedi 15h-19h

Pour ne savoir plus

7ième  boutique éphémère ULUP du 29 mars au 29 mai 2016

Cette fois ci, notre  quartier est le 17ièm arrondissement de Paris – proche de Villiers et Monceau ,rue Tocqueville le prétexte d’ULUP estvous parler des autres et de solidarité. Chuut, je vous dévoilerai tout au fil du temps.

Pour découvrir SOS Enfants sans Frontières, notre partenaire qui nous accueille, suivez ce lien

ULUP, « Un Lieu Un prétexte », ce sont les boutiques éphémères de créateurs que nous organisons avec mon amie Céline de la marque Des-sacs, nous les appelons des concept-store à géométrie variable dans le temps et l’espace…. Tout un programme

Pour tout savoir de la prochaine édition suivez ce lien.

cp ulup p1

 Exposition Chrismali avec le Cercle des Artistes de Paris du 5 mai au 5 juin 2016.

C’est dans le cadre magique du Parc Floral de Paris, dans le Bois de Vincennes que se tient chaque année l’exposition du Cercle des Artistes de Paris.

J’y participe  pour la 3ème fois. Je vous présenterai  » mes petits mondes  » dans la nature – vraie et imaginée !

Le vernissage aura lieu le 4 mai à partir de 18h. C’est un moment particulier et enchanteur, le parc floral nous est dédié, musique, arts et convivialité au programme! De quoi réjouir petits et grands qui viendront nous découvrir et échanger avec nous.

les-petits-mondes-de-Chrismali--avec-CAP-au-Parc-Floral-2016
les-petits-mondes-de-Chrismali–avec-CAP-au-Parc-Floral-2016

invitation-vernissage-CAP-2016

Première rétrospective Kiefer à Beaubourg

Beaubourg est trop petit pour Kiefer!

J’attendais beaucoup de cette exposition, cela doit être pour cela que j’ai eu le sentiment de ne pas avoir vu certaines de ses   » masterpieces », ses créations qui vous impressionnent, vous interrogent et vous emportent dans le gigantisme de son art!

Je n’ai pas vu ses sculptures imposantes pleines de sens et ni son tableau étonnant, gigantesque et grandiose   » Dat Rosa Miel Apibus « (17 mètres de long) – vu à la galerie privée Londonienne « White Cube » à l’occasion de son exposition « Il Mistero delle Cattedrali ».

Ce n’est pas pour rien que Kiefer l’artiste et l’atelier Anselm Kiefer travaillent dans des immenses locaux occupés préalablement par la Samaritaine. Il paraitrait qu’il y a dans ses champs des carcasses d’avions….

J’adorerai visiter son lieu de création, installations, entreposage et activités en tout genre!  Si cela arrive, je vous raconterai!!!!

Exposition d’un artiste vivant , artiste du monumental, prolifique, star du moment

Anselm Kiefer est partout, il a été récompensé de nombreux prix internationaux . L’exposition présente l’ensemble de son oeuvre au travers 150 pièces choisies. Une autre exposition parisienne a lieu à la Bibliothèque Nationale de France en ce moment – voir article

Kiefer, née en 1945, travaille sur l’histoire, le passé de l’Allemagne, ses mythes. Il s’inspire de poètes, penseurs, écrivains, cinéastes et philosophes pour nous conter au travers ses oeuvres, d’une grande mixité technique et diversité des supports,  ses histoires .

Kiefer est un artiste qui rend les ruines belles et fait renaître la vie de ces cendres, de la désolation et de l’abandon. La nature est la plus forte – certaines de ces oeuvres me semblent porter ce message.

 

Les matériaux de prédilection de Kiefer

Le plomb  – il a parait-il racheté des stocks importants pour ses sculptures, livres, vitrines.

Les photos, le papier,  les livres, pellicules sur lesquels il peint, dessine et qu’il brûle également

L’huile, l ‘acrylique, l’aquarelle, la gouache , le fusain, la craie comme bien des artistes

Des objets et éléments de nature incorporés dans ses tableaux et sculptures …

Ses matières composites à partir de glaise, sang, colle et shellac.

Je m’interroge toujours sur ce qu’est le shellac – une sorte de vernis m’a t on dit!

 

Je vous présente ci-après le descriptif de l’exposition établi par le musée .

La rétrospective

L’exposition, inédite par son ampleur et sa sélection, que le Centre Pompidou consacre à l’oeuvre d’Anselm Kiefer propose une traversée rétrospective du parcours prolifique du célèbre artiste allemand, de la fin des années 1960 à nos jours. Une soixantaine de peintures, en provenance d’importantes collections privées et publiques dans le monde, réunies pour la première fois, dialoguent avec des installations, des vitrines, des ouvrages qui composent une exposition conçue comme une suite de moments thématiques dans la carrière de l’artiste, avec toute sa complicité.

Né en mars 1945, Kiefer participe avec Georg Baselitz, Gerhard Richter, Sigmar Polke ou encore Jorg Immendorff du renouveau de la peinture allemande des années 1970, qui émerge dans un contexte international marqué par le néo-expressionnisme. L’oeuvre d’Anselm Kiefer apparaît très vite comme singulière, par son obsession à traiter de l’Histoire et des mythes propres à la culture germanique. La plongée dans le passé et la mémoire sont sa stratégie pour répondre à la question qui taraude cette génération d’artistes : comment faire oeuvre après Hitler, répondant à la célèbre injonct ion de Theodor W. Adorno : « Toute culture consécutive à Auschwitz y compris sa critique urgente n’est qu’un tas d’ordures. » En 1984, en se rendant en Israël pour une exposition, Kiefer prend conscience avec une nouvelle acuité de la perte, du deuil de la culture yiddish au sein même de la culture germanique du fait de la mise en oeuvre de la « solution finale ». Il étudie la philosophie du Talmud, les textes de la Cabbale, notamment au travers des écrits de Gershom Scholem et d’Isaac Louria. L’artiste s’inspire alors de concepts aussi complexes que le Tsimtsoum (retrait) ou Chevirat ha-kelim (brisure des vases). Anselm Kiefer commence à élaborer une oeuvre qui s’écarte de la figuration occidentale traditionnelle pour se situer dans le champ d’une symbolique ou d’une « présence ».

Anselm Kiefer cite très souvent dans ses compositions le polyèdre présent dans la célèbre gravure d’Albrecht Dürer, Melencolia (1514). La mélancolie kieferienne ne se situe pas tant dans le registre de la géométrie que dans celui du deuil : le deuil d’une culture entachée par l’instrumentalisation qu’en a donné le totalitarisme, le deuil d’une culture juive auquel vient s’ajouter une méditation sur la ruine comme principe de création. Cette question, que Kiefer inscrit dans notre présent collectif au travers de référents architectoniques mais aussi de la matière de ses oeuvres (le plomb, la cendre…), fait figure d’allégorie de la propre vanité de l’homme en général et de l’artiste en particulier.

Extrait d’un interview d’Anselm Kiefer

avec Jean-Michel Bouhours, commissaire de l’exposition à l’occasion de cette rétrospective.

« D’abord, c’est très contraignant de faire une rétrospective parce qu’il faut revoir les anciens tableaux, revenir sur le passé. Je préfère regarder le futur. … Je deviens moi-même spectateur de tableaux que j’ai peints il y a plus de quarante ans. Mon idée du temps est que plus on retourne vers le passé, plus on va vers le futur. C’est un double mouvement contradictoire qui étire le temps… »

N’oubliez pas de visiter l’oeuvre monumentale installée dans le hall de Beaubourg – visite gratuite et voici la video très intéressante de son installation.

Et un conseil, ne vous privez pas de découvrir ou revoir Anselm Kiefer!

16 décembre 2015 – 18 avril 2016 , fermé le mardi

Forum -1, Galerie 1 – Centre Pompidou, Paris
Plus que des mots des photos !
Faites moi part de vos commentaires! MERCI.
kiefer-Beaubourg-retrospective--(8)-pour-madame-de-Stael
kiefer-Beaubourg-retrospective–(8)-pour-madame-de-Stael
kiefer-Beaubourg-retrospective-
kiefer-Beaubourg-retrospective-
kiefer-Beaubourg-retrospective-
kiefer-Beaubourg-retrospective-
kiefer-Beaubourg-retrospective-
kiefer-Beaubourg-retrospective-
kiefer-Beaubourg-retrospective-
kiefer-Beaubourg-retrospective-
kiefer-Beaubourg-retrospective-
kiefer-Beaubourg-retrospective-
kiefer-Beaubourg-retrospective--1981-Innenraum
kiefer-Beaubourg-retrospective–1981-Innenraum
kiefer-Beaubourg-retrospective--2002-Etroits-sont-les-vaisseaux
kiefer-Beaubourg-retrospective–2002-Etroits-sont-les-vaisseaux
kiefer-Beaubourg-retrospective--2006-détail-pour-Paul-Ceylan
kiefer-Beaubourg-retrospective–2006-détail-pour-Paul-Ceylan