Voeux et plus Kiefer, Kentridge

Des Voeux pour tous!

EN 2022, Soyons heureux! 

C’est bon pour la santé .

Et refusons la peur, 

C’est encore meilleur!

Chrismali

Pour commencer l’année, une bonne nouvelle!

Bonne nouvelle!

Le 2 décembre 2021, lors de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations-Unies, il a été décidé que l’année 2022 serait « l’Année Internationale des sciences fondamentales pour le développement durable ». 

A l’heure où les équilibres se fissurent, les inégalités s’accroissent, les certitudes passées tombent, il est bon de savoir que des équipes de chercheurs de nombreux pays vont collaborer ensemble pour envisager toutes les solutions de vie possible à partir de modélisations scientifiques et de données connues. Cette terminologie  » sciences fondamentales pour le développement durable » inclut tout aussi bien les domaines attendus de la physique, chimie, santé, climatologie que les sciences sociales et bien d’autres.

« L’ONU considère que les applications des sciences fondamentales sont essentielles aux progrès de la médecine, de l’industrie, de l’agriculture, des ressources en eau, de la planification de l’énergie, de l’environnement, des communications et de la culture. « Ces sciences et les technologies émergentes pourvoient aux besoins de l’humanité, en donnant accès à l’information et en améliorant la santé et le bien-être des personnes, des communautés et des sociétés », souligne-t-elle.

L’Année internationale des sciences fondamentales pour le développement durable braquera ainsi les projecteurs sur les liens entre les sciences fondamentales et les Objectifs de développement durable. Elle sera un moment clé de mobilisation pour convaincre de leur importance les responsables économiques et politiques, ainsi que le grand public, explique le site dédié. »

source https://www.ecoco2.com/blog/annee-internationale-des-sciences-fondamentales-pour-le-developpement-durable/

Projets Chrismali

En 2022, je souhaite mettre en avant le bien commun, les oeuvres communes, le collectif.

Pour démarrer l’année et se retrouver, l’exposition collective de Charenton – le salon Art et Liberté – du 20/01 au 12/02.

Depuis la rentrée scolaire 2021, j’ai ressenti le besoin de me nourrir d’art, d’un certain type d’art – celui qui montre que l’art est multiple, que  l’art est dans le regard , le faire et les intentions, que l’art est message et que l’art est chemin.

Je vous présente ci-après 2 grands artistes vivants inspirants qui travaillent sur la notion de mémoire et qui interrogent sur le sens de la vie.

2 Grands artistes Kentridge et Kiefer

William Kentdridge

Exposition récente William Kentridge  – Finally Memory Yields- galerie Marian Goodman – Paris

L’exposition est centrée sur le mythe de la Sibylle de Cumes qui écrivait votre destin sur une feuille de chêne et plaçait la feuille à l’entrée de sa grotte, formant peu à peu un amas de feuilles. Mais, alors que vous allier récupérer la feuille vous correspondant, un vent se mettait à souffler et faisait tourbillonner les feuilles, de sorte que vous ne saviez jamais si vous obteniez votre destin ou celui d’un d’autres .

La vidéo « Sibyl » a été conçu pour son opéra de chambre « waiting for the sibyl »:

« Les phrases qui apparaissent dans l’opéra de chambre proviennent d’un large éventail de sources : de proverbes, de phrases trouvées dans des cahiers, de vers de poètes de Finlande, d’Israël, d’Afrique du Sud, d’Afrique du Nord, de différents endroits d’Amérique du Sud et de par le monde – qui sont soit utilisées telles quelles, soit adaptées ou modifiées, mais qui répondent en quelque sorte à la question : « Dans quel but ? »

Les pages tournantes de Sibyl. font allusion au mythe de la sibylle de Cumes,.On souhaite éviter son destin, mais on sait qu’on va droit vers lui. Il plane ici l’idée que notre Sibylle contemporaine est en réalité l’algorithme, qui connaît nos destins mieux que nous-mêmes. »

L’artiste

William Kentridge est né en 1955 à Johannesbourg en Afrique du Sud où il vit et travaille toujours. Son œuvre est  pluridisciplinaire; il travaille avec le dessin, le film, la gravure, la performance, la sculpture et la peinture.

Il a également réalisé de  nombreuses mises en scènes d’opéras et de productions théâtrales. Il a participé à un nombre significatif de manifestations et biennales internationales comme la Documenta X (I997), XI(2002), et XIII et la Biennale de Venise (1993, I999 et 2005). Kentridge a reçu de nombreux prix et distinction comme le Praemium Imperiale Award de peinture (2019). En septembre 202I il est nommé membre étranger associé à l’Académie des Beaux-Arts en France.

Précédentes expositions Kentridge

Video Sibyl – extrait

Anselm Kiefer

Kiefer c’est l’artiste du gigantisme, un artiste à déchiffrer car ces messages sont nombreux. je le suis depuis des années. Tout comme Kentdrige, il m’inspire et je l’admire. Je vais vous présenter sa dernière exposition au grand palais éphémère ,. espace monumental de 10 000m2 conçu par l’architecte Jean Michel Wilmotte. C’est dans un univers de type grand hangar pour avions que Kiefer a imaginé son exposition  » Hommage à Paul Celan » . C’est là qu’il a posé ses toiles, installations et qu’il a simulé une partie de son atelier en nous exposant une partie des composants de ses œuvres.

Quand on pénètre dans le Grand Palais éphémère, on est stoppé par l’obscurité du lieu. Un temps d’adaptation est nécessaire pour percevoir les couleurs, reliefs des œuvres. Celles-ci comportent majoritairement des textes en allemand. C’est une très grande exposition Kiefer, une taille à sa hauteur.

Dans les extraits de son journal rédigés pendant la préparation de l’exposition au Grand Palais Éphémère, Anselm Kiefer écrit :

« Celan ne se contente pas de contempler le néant, il l’a expérimenté́, vécu, traversé…La langue de Paul Celan vient de si loin, d’un autre monde auquel nous n’avons pas encore été confrontés, elle nous parvient comme celle d’un extraterrestre. Nous avons du mal à la comprendre. Nous en saisissons ça et là un fragment. Nous nous y accrochons sans jamais pouvoir cerner l’ensemble. J’ai humblement essayé, pendant soixante ans. Désormais, j’écris cette langue sur des toiles, une entreprise à laquelle on s’adonne comme à un rite.

Je dois avouer que j’ai été déçue de ne pas comprendre tous ses textes écrits, cet hommage! On ressent une inspiration forte , une obsession ! il y a bien sûr, ce qui se ressent, pour moi c’était la violence, l’explosion, le besoin de rappeler l’histoire. La muséographie ne rend pas le propos de l’exposition compréhensible; seuls les titres allemands des œuvres étaient traduits.

Si vous voyez cette exposition, partagez moi votre sentiment!

Je vais prochainement aller à Pantin chez Taddaeus Ropac voir son exposition qui démarre.

Pour retrouver ses précédentes expositions voici des liens;

Beaubourg , BNF, Ropac Pantin, Gagosian Le Bourget,Kiefer exposition Whalhalla à la White Cube de Londres White Cube Londres

Botticelli, Morozov

Je vous présente ici 2 grandes expositions, des monuments des peintures classique et moderne.

Botticelli, artiste et designer 

Jusqu’au  24 janvier 2022 au Musée Jacquemart-André

Le musée Jacquemart-André célèbre le génie créatif de Sandro Botticelli (1445 – 1510) et l’activité de son atelier et expose une  quarantaine d’œuvres de ce peintre raffiné accompagnées de quelques peintures de ses contemporains florentins sur lesquels Botticelli eut une influence particulière. C’et également au travers le déroulement de la carrière de Botticelli, une plongée dans l’histoire de Florence sous les Médicis. 

Botticelli est l’un des peintres les plus connus de la Renaissance. Il a très vite été à la tête de son propre atelier, il  a alterné création unique et production en série achevée par ses nombreux assistants. Son atelier est présenté comme un  laboratoire foisonnant d’idées et de formation, typique de la Renaissance italienne. L’exposition dépeint Botticelli le créateur, l’entrepreneur et le formateur. 

Sa formation d’orfèvre lui a permis de transposer ses dessins dans des techniques diverses; les broderies, tapisseries et autres marqueteries dont il conçoit les modèles, il supervise parfois l’exécution qu’en font les artisans spécialisés.

Pour différents supports, Botticelli puise à un large répertoire de figures qu’il adapte en fonction des procédés utilisés. Il décline ainsi une grande variété de compositions autour de motifs récurrents.

Cette pratique est courante au sein des ateliers du Quattrocento, elle nécessite un effort d’innovation constant  pour ne pas lasser. Botticelli, s’est avéré un expert du réemploi.

  La Collection Morozov. Icônes de l’art moderne

Jusqu’au 22 février 2022 à la Fondation Louis Vuitton

La collection Morozov réunit plus de 200 chefs-d’œuvre d’art moderne français et russe des frères moscovites Mikhaïl Abramovitch Morozov (1870-1903) et Ivan Abramovitch Morozov (1871-1921).

La Collection Morozov rassemble des œuvres majeures de Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Renoir, Monet, Bonnard, Denis, Matisse, Derain et Picasso aux côtés d’artistes emblématiques de l’avant-garde russe tels que Vroubel, Malevitch, Répine, Larionov, Sérov.

C’est l’occasion de voir des Picasso, Gauguin , Bonnard, Munch, Van Gogh et des artistes russes qui n’avaient jamais voyagés hors de Russie depuis leur appartenance à la collection Morozov.

Cette exposition – évènement à la fondation Vuitton, est la deuxième exposition d’envergure consacrée à l’engouement, à la passion précoce, de deux familles de la haute bourgeoisie russe pour la révolution de l’art moderne, commencée en Europe et particulièrement à Paris, à la fin du 19e siècle.  La première manifestation présentée était la magnifique collection Chtchoukine.

Exposition Aliz’Art – les arbres

Chrismali fait partie de l’association Aliz’Art depuis 15 ans. Dans cet article, je vous fais découvrir une partie de l’exposition d’Aliz’Art 2021.

Aliz’Art c’est tout d’abord un petit nombre d’amis rassemblés par le plaisir de peindre ensemble et d’organiser une exposition par an.

Soutenue par par la municipalité d’Alfortville, Alz’Art présente son exposition annuelle à l’espace culturel le « 148 », dans un très beau lieu et une vaste salle qui viennent de faire peau neuve.

Le thème 2021 traite de la forêt et présente les interprétations des 8 membres de l’association.

En célébrant les arbres, nos amis silencieux, source de vie, Aliz’Art invite à une balade en forêt où chacun pourra, s’il le souhaite, puiser un peu de force et de sérénité. D’autres thèmes sont abordés librement.

Vernissage samedi 11 à 18h30.

Exposition du 7 au 17 décembre de 15h à 19het le dimanche de 11h à 19h

‘Espace culturel « Le 148 » 148 rue Paul Vaillant Couturier
94140 Alfortville

Plus d’infos : www.alizart.fr

Nous serons ravis de vous y accueillir , vous retrouver, vous découvrir.

Video Chrismali

Pour découvrir les expositions précédentes suivez les liens

2017, 2015, 2014,

A bientôt

O Keeffe et Baselitz au Centre Pompidou

2 grands artistes qui ont marqué, marque leur époque .

O’Keeffe – Georgia (1887-1986)

Le Centre Pompidou présente la première rétrospective en France de Georgia O’Keeffe (1887 – 1986), l’une des plus grandes figures de l’art nord-américain du 20e siècle. L’exposition comporte une centaine de peintures, dessins et photographies de l’ensemble de son œuvre.

Dès 1916, son travail est exposé à la galerie 216, la galerie du photographe Alfred Stieglizt qui est le lieu de diffusion de l’art moderne aux Etats Unis. Georgia O’Keeffe est une femme de caractère, amoureuse de la nature, elle a mené sa carrière  et a traversé l’essentiel des aventures esthétiques américaines du siècle précédent. Dans les années 1920, elle appartient au cercle restreint des inventeurs du modernisme américain, puis participe, dans les années 1930, à la recherche identitaire qui marque les États-Unis, avant de devenir dans les années 1960 une pionnière de la peinture abstraite.

Dans l’interview présenté, elle dément le parallèle au sexe féminin interprété dans ses peintures. Elle en a certainement joué, elle qui a su adapter sa peinture à ce qu’elle aime et intéressait le monde de l’art pendant presque 90 ans .

C’est une très belle exposition pleine de couleurs, d’arrondis, de courbes ,variée dans ses sujets ou sa patte se reconnait dans ses couleurs, ses mélanges, ses fondus et dégradés subtils et ou l’abstrait se décèle dans son figuratif et inversement.

Elle disait d’ailleurs « La peinture réaliste n’est jamais bonne si elle n’est pas réussie d’un point de vue abstrait.»

J’ai vu le même jour l’exposition Baselitz – après la douceur, lumières et la sérénité qui se dégagent des peintures de Georgia O’Keeffe. Il y a comme un choc quand démarre l’exposition Baselitz.

Tout comme O’Keeffe, c’est un artiste qui a voulu prendre sa place dans le monde de l’art et qui a recherché des moyens et adaptés ses créations à sa volonté et ce qu’il souhaitait exprimer.

Georg Baselitz (1938)

Le Centre Pompidou consacre une rétrospective d’une soixantaine d’oeuvres à l’inclassable Georg Baselitz,

Baselitz  présente une peinture torturée, des oeuvres brutes, brutales.

Baselitz dit de lui-même » Je suis né dans un ordre détruit, un paysage détruit, un peuple détruit, une société détruite. Et je n’ai pas voulu réinstaurer un ordre; j’avais vu assez de soi-disant ordre. J’ai été contraint de tout remettre en question, d’être « naïf », de repartir de zéro. Je n’ai ni la sensibilité ni la culture ni la philosophie des maniéristes italiens, mais je suis maniériste au sens où je déforme les choses. Je suis brutal, naïf et gothique »

C’est un être profondément meurti par son histoire personnel et l’époque; il est né en 1938 en RDA et y étudia l’art.Il a pris le nom de la ville ou il agrandi Deutschbaselitz.  Il rejoint Berlin Ouest en 1957 peu avant que la guerre froide n’interdise de quitter la RDA.

– Pour la suite, je reprends une partie de l’article très intéressant de Felix Tardieu dans l’ « Eclaireur »https://leclaireur.fnac.com/article/42280-le-retrospective-renversante-de-georg-baselitz-au-centre-pompidou)

 « Dans une Allemagne plus divisée que jamais, il adopte le surnom de Georg Baselitz en août 1961 (au moment de la construction du Mur de Berlin), du nom de son village natal à présent de l’autre côté du mur. Prend alors forme une œuvre anticonformiste, malade, crue, qui ne tarde pas à créer le scandale, à l’instar de La Grande Nuit foutue (1962-1963), sorte d’exhumation de la figure hitlérienne contre le refoulement collectif, qui lui vaudra un procès pour atteinte à la pudeur. 

Ses toiles ne cesseront ensuite de dépeindre l’empreinte néfaste de l’idéologie sur l’individu, en représentant des corps volant en éclats ici et là, de ses autoportraits à la série des Héros. En 1969, il signe un nouveau coup d’éclat en renversant littéralement le motif de ses tableaux. Son premier tableau renversé est inspiré d’une toile de Louis-Ferdinand von Rayski, dont il reproduit le motif tête en bas. Par ce nouveau modus operandi, Baselitz ouvre la voie à de nouvelles expérimentations sur la peinture en elle-même, reléguant le motif au second plan. Ce renversement deviendra dès lors un signe distinctif de son art.

Transgression, renversement, l’identité artistique de Baselitz est là.

Dans ses œuvres plus tardives, l’artiste allemand se rapproche de l’expressionnisme abstrait, tout en entamant un travail de sculpteur qui déclenche de nouveau la polémique à l’image de Modèle pour une sculpture, présenté pour la première fois à la Biennale de Venise en 1980, dont la forme rappelle le salut nazi. A cette époque, Baselitz est un artiste internationalement reconnu. Il continue sans relâche son exploration des formes, des souvenirs, dans des tableaux de plus en plus abstraits, de plus en plus monumentaux. S’en suivra notamment le cycle Remix, entamé en 2005, où l’artiste dialogue sur la toile avec ses influences et ses propres créations. Les œuvres récentes, résolument moins provocantes, confirment un virage plus intime, centré sur soi, sur ses souvenirs d’enfance, sa jeunesse, son couple, sur les corps qui vieillissent et s’enfoncent dans l’oubli. « 

Pour en savoir plus https://www.centrepompidou.fr/fr/programme/expositions-musee

AKAA

AKAA, « Also Known As Africa »,  c’est la foire d’Art contemporain et design dédiée au continent africain et à son rayonnement à travers le monde.

Le salon présente pour sa 6 ieme édition des créations récentes de l’Afrique et des territoires qui en sont inspirés.

Le Carreau du Temple, accueille 34 galeries internationales et une bonne centaine d’artistes. Beaucoup de ces galeries sont émergentes – à peine quelques années d’âge – et autant africaines qu’européennes, cela montre l’attractivité de l’art africain contemporain, un secteur bouillonnant et attirant pour les jeunes professionnels d’Europe, d’Afrique, et d’Amérique.


Cette année, le salon AKAA m’a semblé dans son ensemble plus homogène et plus proche des grands salons d’art contemporain. Différentes galeries présentaient des œuvres de Chéri Samba.


3 jours de salon, c’est peu, voici une petite sélection des artistes qui m’ont touchés.

J’ai aimé la force des couleurs et ses visions d’Afrique.

Il y avait de nombreux points rouges. L’art africain contemporain attire et inspire.

Sa vitalité est contagieuse – vous aussi, laissez vous prendre!

Et si vous voulez découvrir la précédente édition, voici le lien

Portes ouvertes ateliers d’artistes Montreuil – 8, 9 et 10 octobre l’atelier de Françoise Darras.

Voici en vidéo la visite des portes ouvertes, aujourd’hui terminées

Les 8,9 et 10 Octobre ont lieu les portes ouvertes de Montreuil, l’occasion d’aller à la rencontre de nombreux artistes mais également de voir Montreuil de l’intérieur et faire de nombreuses découvertes.

Montreuil est vaste. C’est  une ville de contrastes,  de grandes mixités.

A Montreuil, il y a des friches, de grands jardins cachés, des pavillons, des centres commerciaux, des usines, des ateliers d’artisans, des grands ensembles, de nombreux immeubles, des  populations différentes, beaucoup d’enfants, de très nombreux artistes ( 800 artistes référencés aux Portes ouvertes)  et partout  l’art et l’énergie créative sont palpables.

Les portes ouvertes sont l’occasion de découvrir cette grande richesse et de plonger dans l’art.

Françoise Darras dans son atelier

Vous connaissiez son ancien atelier, lieu emprunt d’odeurs et d’histoires , les portes ouvertes des ateliers d’artistes de Montreuil sont le moment de découvrir le nouvel  atelier de Françoise Darras ainsi que ses créations récentes.

Le bestiaire de Françoise Darras – dite Fanfan – s’agrandit d’années en années;  chat, chien, éléphant, araignée, singe, moustique, girafe, crabe, hérisson…

Le trait commun est bien sûr sa technique particulière du travail du métal, la dinanderie et les pièces patinées vieillies par le temps qu’elle récolte, soude et transforme en animal tendre, coquin. Dans ses pièces,  on décèle son amour des bêtes.

Fanfan m’a invitée et me prête le temps de ce grand week-end son bel atelier.

Je présente des travaux récents en volume et des tableaux, dessins où le ticket de métro joue la couleur  et le rythme ainsi que des sculptures réalisées à partir d’éléments de la nature et du quotidien.

Participe également à l’aventure Au Painting https://www.instagram.com/aupainting/ Il travaille le plus souvent au posca et réalise des œuvres très graphiques.  

La musique et le chant seront au rendez-vous du vernissage le samedi 9 octobre à partir de  18h : René Miller, guitare, jazz et  Patz, accordéon,  chants d’amour et de liberté

Patz https://www.facebook.com/patriziah Lorsqu’elle n’est pas en spectacle , elle peint voici quelques œuvres de son travail que j’ai découvert récemment et que j’aime beaucoup.

Françoise Darras https://www.francoise-darras.com/

Portes ouvertes de Montreuil –  avec   plan interactif incluant de multiples recherches – très pratique ! https://poaa.centretignousdartcontemporain.fr/

Et si vous souhaitez revoir les précédents articles sur les portes ouvertes de Montreuil

Suivez les liens

2017 Dans l’atelier Darras, il y a ….. Portes ouvertes de Montreuil 13,14,15 octobre 2017

2016 Portes ouvertes ateliers de Montreuil, poussez la porte du 40 rue Marceau, 3 sculpteurs exposent leurs créations – 14 au 17 octobre

2015 Portes ouvertes – Mozinor – un lieu unique!

Spot 13, Paris 13

Spot 13, c’est à la fois un lieu en friche, un chantier dans le 13èm arrondissement de Paris, une galerie éphémère à ciel ouvert dédiée au street-art, une association, des partenariats et événementiels.

Un lieu

Spot 13 c’est le nom d’un lieu aujourd’hui reconnu comme galerie éphémère du street art dans le 13 em arrondissement de Paris allée PARIS -IVRY.

Ici se côtoient graffs engagés, fresques géantes,  street art figurative ou lettrage , oeuvres collaboratives.

Avant qu’il se nomme Spot 13, ce lieu était déjà bien connu des graffeurs depuis des années. Il est dépuis mars 21 géré par l’association Spot 13 avec comme président Joko, ancien de la galerie Lavo/Matik et graffeur qui est à l’initiative de la transition d’un site abandonné, terrain vague vers un site organisé, fréquentable et ouvert à tout public.

Le site de Spot 13 est situé au niveau du 48 allée Paris Ivry 75013 Paris, ce sont 4 « salles » en soubassement ,  réparties sous les rails du tram T3a et un espace libre, une friche attenante où Joko a l’habitude d’organiser des barbecues géants , moments de rencontres, d’échanges entre street artistes et autres invités.

Aujourd’hui c’est un espace de liberté où se croisent des riverins, des passants, des amateurs d’art, des street-artistes, des danseurs, des réalisateurs de clip…

Msieubonheur, Elgee, Andrew Wallas, Move, les deux frères de Ensemble réel, Petri, PESCA 2AC, Djalouz, dirtysix6, ou encore S7T RBZ et également des pochoirs  de SE BD, KRISTX, Fred Zag, Raf Urban, C+S, The end of animals, petite poissone

Galerie éphémère du street-art

Spot 13, c’est la confrontation de tout ce qui se pratique comme expression sur mur, barrières, barricades. Se côtoient des oeuvres de toutes tailles, du street art figuratif au tags, des œuvres de jeunes débutants autorisés, d’artistes de renoms invités. Les artistes souhaitant participés doivent en faire la demande, certains éspaces, de manières non officielles sont résevées comme des zones pour l’expression , les tags et graffitis sauvages. « il en faut pour que les taggeurs en besoins d’expression puissent le faire sans recouvrir les oeuvres d’autres artistes » explique un membre de l’association Spot 13, à une passante qui l’interroge sur « les gribouillis » des barricades.

Parmi les artistes connus, dont les fresques seront peut être encore là quand vous viendrez découvrir l’endroit, on peut citer ;

Joko réalise la « direction artistique » de cet espace en choisissant des artistes aux univers différents et aux styles complémentaires, les femmes y sont bien représentées. Ce dernier veille à la préservation des œuvres quotidiennement, « j’ai des antennes partout », rigole-t-il. Et pour le moment, c’est pari réussi : les fresques tiennent dans le temps sans être recouvertes par des personnes extérieures au projet.

Spot 13 – Les grandes fresques – quelques pochoirs

Pour une visite guidée Spot 13, c’est ici https://www.youtube.com/watch?v=NNYDSYPnSj4

Un projet, des valeurs, une association

Spot 13, c’est une association et un pari sur l’avenir, une volonté de faire cohabiter art, population, espace en mutation et de contribuer au meilleur équilibre dans l’intérêt de tous.

C’est donner au street art une galerie à ciel ouvert accessible à tous librement et la gérer.

C’est une expérience rare, un lieu rare ou il est permis d’être.

Spot 13, c’est aussi une association dont les membres sont des passionnés de street art, bien souvent graffeur ou taggeur; ils gèrent le site , choisissent les artistes et la durée d’exposition des œuvres peintes (d’environ 10 jours à quelques mois ). permettant aux artistes d’être vu et soutenus dans leurs projets.

L’association favorise la diffusion du street art auprès de tous public, proposant des animations auprès des jeunes publics et des évenementiels ciblés.

Les membres assurent une présence régulière sur le site afin d’accueillir visiteurs et artistes  et  » jeter un oeil  » !

Spot13 Joko

Le choix du nom « Spot 13 »

Je vous délivre ici, les explications de Joko

13 c’est bien sûr la référence au 13èm, lieu du site et également de naissance de Joko, mais pas que – Cela fait aussi sens avec l’inconnu et le mystère existant autour du chiffre 13. Le mot spot – c’est le lieu 13, la chambre 13, les activités en dessous du périphérique, celles qu’on ne connait pas.

Et à y regarder de près, on peut voir que le chiffre 13 est penché.  » Rien n’est acquis, c’est l’éphémère du street art. Place aux suivants! Spot 13, un lieu qui bouge!

Merci beaucoup Joko pour cet échange et longue vie à Spot 13 et aux multiples projets en cours et à venir!

Des partenariats

Des partenariats se nouent avec les associations et entreprises voisines afin que cette zone vive dans le respect de valeurs sociales et écologiques.

Ateliers 21 (laboratoire citoyen qui lutte pour (faire avancer) la transition énergétique et créateur du SolarSoundSystem ),

un espace de coworking ,

une école d’architecture,

Plateau Urbain ( coopérative d’urbanisme transitoire, qui propose la mise à disposition d’espaces vacants pour des acteurs culturels, associatifs, et de l’économie sociale et solidaire) et qui permet l’utilisation  des lieux.

Sans oublier, le soutien de la Marie du XIII arrondissement qui a fait le choix de promouvoir le street art dans tout l’arrondissement avec l’implantation de nombreuses fresques murales gigantesques et s’affiche comme l’arrondissement street art de Paris.

Pour contacter Spot13 ,

rendez-vous sur place au 48 allée Paris Ivry ,75013 Paris

par facebook Spot 13

par Instagram @spot__13

par email spot13paris@gmail.com

Elles font l’abstraction -Centre Pompidou

Pour la reprise de la vie culturelle , plonger dans l’exposition « Elles font l’abstraction » a été un bonheur.

Se retrouver dans le ciel de Paris à Beaubourg, puis déambuler et découvrir un nombre incroyable d’artistes femmes inconnues pour la plupart et provenant de tous pays, cela fait un bien fou!

Ce n’est pas tant les œuvres prises une par une, à l’exception d’une poignée qui ont rendu ce moment inoubliable, c’est la force de ces inconnues.

Elles se sont introduites par le biais des arts connexes comme les arts décoratifs, en particulier l’art textile, l’art médiumnique , la danse, les performances, la photographie, dans le milieu très fermé de l’art – masculin. Elles ont ouvert la voie à d’autres femmes artistes.

Cette exposition se déroule sur une période qui va de la fin du 19 èm siècle aux années 1980. Elle présente les artistes comme des actrices, co-créatrices de l’histoire de l’abstraction.

J’ai fait de nombreuses photos pour ancrer ces découvertes. Finalement, j’ai décidé de vous en montrer beaucoup – l’exposition présente une centaine d’artistes et plus de 500 oeuvres . Je pense y retourner tellement cette exposition était vaste et riche d’informations.

Bonne visite!

Pour la peinture qui m’a le plus touchée, la grande œuvre collective des aborigènes APy j’ai trouvé un éloge argumenté et enthousiaste que je vous délivre.

« Quelle joie de voir cette œuvre collaborative féminine, magistrale et sublime des artistes du APY land, au sein du Musée Pompidou à Paris, dans le cadre de l’exposition qui vient de s’ouvrir : « Elles font l’abstraction ».Ces femmes incroyables écrivent une page de l’histoire de l’art, et résonnent à travers le monde comme ici en France dans un des plus grands musées d’art moderne et contemporain.Merci à la collectionneuse Bérengère Primat de la Fondation Opale en Suisse, et à la formidable démarche des centres d’art du APY land d’avoir rendu tout cela possible.D’un format de 550 x 290 cm, cette œuvre prestigieuse de 2018 a été réalisée par 26 femmes dont de nombreuses artistes souvent exposées à la galerie à Bruxelles. C’est tellement émouvant de les retrouver au Musée Pompidou, dans mon pays natal.Elles y évoquent dans cette peinture avec force, énergie, ancrage, à quel point « La loi des femmes est vivante sur nos terres » (Nganampa mantangka minyma tjutaku Tjukurpa ngaranyi alatjitu), en cristallisant sur la toile l’histoire des Septs Soeurs aux Temps du Rêve.Musée Pompidou – Paris : « Elles font l’abstraction ».Du 19/05/2020 au 23/08/2020https://www.centrepompidou.fr/…/agenda/evenement/OmzSxFvFondation Opale : « Breath of life »Du 13/06/2021 au 17/04/2022https://www.fondationopale.chFondation OPALE« 

Salon Réalités NouvellesLe salon des Réalités Nouvelles – édition 2014

Anselm Kiefer – Galerie Gagosian

Juste avant le 3ième confinement, j’ai visité l’exposition « Field of the Cloth of Gold », une exposition de quatre nouvelles peintures monumentales d’Anselm Kiefer accompagnées d’une vingtaine d’autres oeuvres.

Pénétrez l’univers d’Anselm Kiefer est toujours pour moi un moment magique, un cadeau. Ce fut le cas avec cette exposition et cette première visite à la galerie Gagosian du Bourget. Elle est située à quelques blocs du Musée de l’Air et de l’Espace tout proche de l’aéroport. Le nouveau centre d’ art contemporain de Larry Gagosian d’une surface de 1650 m2 permet d’accueillir des oeuvres monumentales. C’est un ancien atelier industriel des années 1950, un long bâtiment de 9 travées avec une toiture en dents de scie transformé en 2012 par Jean Nouvel.

Les oeuvres de Kiefer m’inspirent souvent calme , réflexions sur le monde tout en mettant l’accent sur le rapport à la nature et à la terre; nature soumise, transformée, malmenée et renaissante. Son œuvre est empreinte de références littéraires et historiques.

« Ainsi le titre de l’exposition « Field of the Cloth of Gold » fait référence au sommet de paix historique entre les rois Henry VIII et François 1er qui s’est tenu il y a cinq-cents ans au beau milieu d’un champ, dans ce qui est désormais le Pas-de-Calais. La réunion, centrée autour d’une alliance stratégique entre l’Angleterre et la France, avait pour but de proscrire la guerre entre les nations chrétiennes. Cette alliance est considérée comme un événement fondateur du façonnement de la géopolitique européenne – jusqu’à ce qu’elle soit dissoute et que la guerre éclate, un an plus tard. Bien que Kiefer n’ait pas commencé à concevoir ces œuvres en ayant cet événement ou même ce titre à l’esprit, la connexion devint évidente et simultanée à leur achèvement. Comme il l’a déclaré récemment dans une interview, « le titre souvent n’est pas une explication de l’œuvre » mais plutôt « une allusion ». L’histoire est l’un des médiums qu’il utilise et synthétise dans son œuvre, « comme l’argile pour le sculpteur et la couleur pour le peintre. » » extrait de Alain Truong blog

Je vous souhaite de pouvoir faire cette visite et de profitez de l’intimité des vastes toiles et livres de Kiefer.

Galerie Gagosian – jusqu’au 19 juin

Pour continuer avec Anselm Kiefer, cet artiste que je poursuis lorsque je le peux – depuis que je l’ai découvert à l’ancienne galerie Yvan Lambert du Marais -je vous propose de consulter mes articles précédents.

KieferAnselm Kiefer à la BNF avec ses livres 2015

KieferPremière rétrospective Kiefer à Beaubourg 2016

Kiefer Kiefer exposition Whalhalla à la White Cube de Londres 2017

KieferKiefer chez Ropac à Pantin, Ceija Stojka à Maison-Rouge 2018

KieferExpo Galeries, en janvier, j’ai aimé 2021

Galeries Paris – j’ai vu – j’ai aimé

Cela fait du bien de découvrir des oeuvres qui vous parlent, des artistes qui expérimentent – des galeries qui vous sortent de la morosité ambiante – bref de se nourrir d’art !
Paris est riche de galeries qui s’offrent à vous!
Si vous le pouvez – profitez en.

Continuer la lecture de Galeries Paris – j’ai vu – j’ai aimé